« No mourners, no funerals. »

FullSizeROn croirait pas comme ça, mais ça fait un an que le blog existe (ça fait un an que je suis allée trouver Anaskemet pour lui proposer sur un coup de tête de parler de nos lectures respectives ici, surtout.) Les choses étant ce qu’elles sont, on a eu du mal à s’y tenir. MAIS. Qui dit nouvelle année, dit, bonnes résolutions. J’en ai pas pris beaucoup, sinon celle d’être beaucoup plus régulière ici et d’essayer de lire avec plus de régularité. (hourras, confettis et hurlements de joie dans la foule.)

J’ai acheté sur kobo un peu par hasard le premier tome de Six of Crows : le résumé me disait bien et j’ai trouvé la couverture franchement canon. (spoil alert : en version papier, elles le sont encore plus ! Ouais, la meuf a acheté deux fois le même livre, juste pour le plaisir d’avoir une jolie version papier.) Ca me faisait de la lecture pour le stage sans embarquer quarante bouquins. Comment vous dire que j’ai littéralement dévoré ce premier tome et que je n’ai pas attendu un instant avant d’envoyer un mail à ma librairie préférée () pour commander le premier en version papier et le second tome que je ne pouvais plus attendre d’engloutir.

Six of Crows se déroule dans la ville de Ketterdam, sorte de Venise baignant dans une ambiance steampunk teintée de ce qu’il faut pour rappeler les villes du Nord, comme Amsterdam (mais j’avais aussi Bruges ou Gent en tête, hm.) Ville dirigée par la loi de l’offre et de la demande, à Ketterdam, c’est la caste des marchands qui dirige et domine tout le monde, et même le milieu sombre des malfrats et des voleurs. Kaz Bekker dit « Les Mains Sales » se voit contacté pour réaliser une mission en apparence impossible, mais qui lui promet la richesse s’il réussit : pénétrer dans le Palais de Glace, le lieu le plus sécurisé du monde, afin d’en libérer quelqu’un, et accessoirement influer sur le devenir du monde (rien que ça, c’est vrai, on est modeste sur les ambitions !) Il compose alors son équipe, aussi éclectique qu’improbable et à l’image de l’univers riche qu’a inventé Leigh Bardugo.

J’ai eu un peu de mal au début à rentrer dans l’histoire du premier. Je trouvais les personnages beaucoup trop matures et adultes pour l’âge qu’ils ont, et leur décisions et actions ne me semblaient pas du tout celles de jeunes gens. Mais au fil de la lecture, j’ai réussi à laisser ça de côté et à me laisser totalement embarquer dans les aventures des six protagonistes, tous différents et hauts en couleur. Les dialogues sont particulièrement plaisant à lire, tant ils se transforment rapidement plus en joutes verbales qu’en discussion agréable entre amis. D’ailleurs, les relations entre les différents personnes et les liens qui les relient les uns aux autres est aussi une grosse surprise : rien ne semble aller facilement entre eux. Kaz tient tout le monde éloigné de lui, drapé dans sa méfiance et son intelligence, ses non-dits et contradictions; Jesper, drôle et léger et inconscient, à l’image de Nina qui semble elle prétendre à cette désinvolture de la vie pour mieux avancer et Matthias qui ne peuvent être dissociés tant leur histoire est liée, Inej, les oreilles de Kaz au sein de son gang, à la loyauté inébranlable. J’ai été agréablement surprise par les révélations qui arrivent au fur et à mesure des deux livres quant à la nature des liens entre chacun, de leur rencontre et à l’évolution de la relation au fur et à mesure du livre; et conquise par les esquisses de romance parfois convenue, parfois beaucoup moins.

Le rythme du récit est soutenu, ça bouge et avance bien et on ne s’ennuie pas vraiment. Chaque chapitre voit un des personnages mis à l’honneur et c’est l’occasion pour l’auteur d’en creuser la psychologie et le background. D’autant qu’elle a un style facile à lire. Je suis vraiment tombée en amour pour l’univers que Leigh Bardugo a recrée en s’inspirant librement de notre monde et j’ai aimé repéré les petits détails qui rappellent telles ou telles nations dans celles qu’elle a inventé.

Le petit plus, ce sont les illustrations et les cartes. Dans ce genre de livre où ça bouge beaucoup, avec de nombreux lieux et des voyages, j’aime bien me référer aux cartes pour savoir où ils sont et me rendre compte de leur avancée. (imagez quand j’ai lu le Seigneur des Anneaux…)

Bref, je commence donc cette année par un gros coup de cœur ! Et j’ai hâte d’aller voir les autres livres que l’auteur qui semblent tous prendre place dans ce même univers, avec d’autres personnages.

Six of Crows, Leigh Bardugo, Milan.
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2 réflexions sur “« No mourners, no funerals. »

  1. MahaultMots dit :

    J’ai eu la même impression en commençant le tome un, puis comme toi, j’ai décidé de mettre ce fait de leur âge de côté. En revanche, c’est quelque chose qui passe mieux dans le deux concernant certains personnages. Inej par exemple, a juste vraiment l’air d’une jeune fille qui en a trop vu dans la vie, etc …

    • leschicaneuses dit :

      Globalement , je trouve que les personnages gagnent en cohérence dans le tome 2 de toute façon. Ils ont des attitudes qui correspondent plus aux jeunes adultes qu ils sont et qui effectivement en ont déjà bien trop vus.
      Mais ça reste une très chouette lecture quand même ! ❤️

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